Déclaration de la CFTC à la deuxième réunion de la Négociation annuelle obligatoire de l’UES Groupe DIAC, vendredi 20 février 2026
Nous ouvrons aujourd’hui cette séance de Négociations Annuelles
Obligatoires 2026 dans un contexte particulièrement exigeant et anxiogène pour
l’ensemble des salariés de la DIAC.
L’année écoulée a été marquée par un environnement de travail instable,
où les réorganisations incessantes ont fragilisé l’adhésion des équipes
et installé un climat d’incertitude durable, tant au Corporate, qu’à la DG
France.
À cela s’ajoute un sous‑effectif persistant, couplé à une charge
de travail en constante augmentation, qui met les services sous tension et
détériore les conditions d’exercice des missions.
Les collaborateurs sont également confrontés à des KPI déconnectés de
la réalité opérationnelle, éloignés d’une logique SMART, ce qui renforce la
pression ressentie au quotidien.
Par ailleurs, la défiance grandissante du réseau RENAULT‑NISSAN
complique les relations de travail et impacte la fluidité des activités.
La stratégie d’externalisation, menée sans anticipation
suffisante des conséquences internes, a généré des effets néfastes sur
l’organisation, les compétences et la continuité des missions. Par ailleurs, il
apparaît que cette externalisation ne tient pas toutes les promesses que la
Direction attendait.
Malgré ces contraintes, la productivité des salariés de la DIAC continue
d’augmenter (cf. rapports Ethix), démontrant l’engagement remarquable des
équipes, mais aussi les limites d’un modèle reposant sur des effectifs
contraints.
Plusieurs services alertent désormais sur une hausse préoccupante des
risques psycho‑sociaux, accompagnée d’une forme de résignation généralisée.
Ce constat doit être pris au sérieux : il traduit un malaise profond qui ne
peut être ignoré dans le cadre de ces négociations. Les arrêts maladie
explosent, notamment à la Direction Clients, signe d’une pression accrue et
sans fin à la productivité.
L’institution des horaires fixes par les signataires du nouvel accord
lié à l’organisation et à l’aménagement du temps de travail génère un stress
évident parmi la population des techniciens, met à mal l’équilibre entre la vie
professionnelle et la vie personnelle, accentue la dégradation de la qualité de
vie au travail.
Face à cette situation, nos revendications s’inscrivent dans une logique
de reconnaissance, de justice sociale et d’accompagnement des carrières.
-
Nous demandons une augmentation collective, complétée par des
mesures individuelles permettant de valoriser l’implication et l’expertise
des salariés.
-
Il est également indispensable de
mettre en place une politique de recrutement alignée avec les besoins
stratégiques du DIAC, afin de résorber le sous‑effectif et de garantir des
conditions de travail soutenables.
-
Compte tenu de la pression croissante sur les équipes, nous sollicitons l’attribution
d’une prime exceptionnelle “CHARGE DE TRAVAIL”, destinée à reconnaître
l’effort supplémentaire fourni dans un contexte particulièrement exigeant.
-
Au regard des bons résultats de l’entreprise, nous demandons également un
supplément d’intéressement, afin que la performance collective bénéficie
équitablement à celles et ceux qui la rendent possible.
-
Nous réclamons par ailleurs une révision des objectifs par service,
fondée sur une analyse réaliste du marché et des moyens disponibles.
-
La valorisation des équipes passe aussi par l’identification des
talents et la promotion interne, qui doivent redevenir des leviers centraux
de la politique RH.
-
Nous demandons également un encadrement strict du recours à
l’externalisation, afin de préserver l’emploi, les compétences internes et
la cohérence organisationnelle.
-
Enfin, nous exigeons la mise en place d’un plan d’actions dédié à la
santé et à l’engagement des salariés, indispensable pour répondre à la
montée des risques psycho‑sociaux et restaurer un climat de travail sain et
durable.
Nous abordons ces négociations avec la volonté d’aboutir à des mesures
concrètes, ambitieuses et à la hauteur des efforts fournis par les salariés.
Nous comptons sur un dialogue constructif, transparent et responsable pour y
parvenir.